7669 chambre

Le voyage est en pause

La lumière s’évapore
laissant place
au mur opaque
d’un réveil brutal

Naviguer à nouveau comme
alternative à la brume qui vacille
la possibilité d’abandon
aux méandres incertains

Une suite de chiffres
annonce la couleur

La froideur du lieu
au rythme des sons cardiaques
Ô vieux capitaine, que les signes de vie sont…

…toujours précieux

brunoleyval

La plume et l’encre

Écrire pour ne pas se perdre. Écrire pour rester ancré dans la vie. Écrire pour retranscrire des pensées, des émotions brutes.

Combien de peintures et autres dessins qui ne touchent pas au but, qui s’égarent et se dispersent, comme autant de coups d’épée dans l’eau. Il n’y a pas autre moyen que l’écriture pour s’incruster dans la tête d’un homme.

En plein tâtonnement, en marge de tout, écrire pour partir en voyage vers Soi, là où la figuration a profondément épuisé l’esprit et ou le miracle de l’abstraction a ressourcé l’âme. Mais elle, cette liberté graphique salvatrice qui me redonne joie au travail, ne suffit pas, ne suffit plus !

Discrète et parsemée, rarement envahissante, inspirante et sous-jacente, l’écriture a toujours été présente dans mon œuvre graphique, elle en est l’essence même.

Souvenez-vous amis d’antan, votre serviteur avait ses habitudes, ses ustensiles du lettré, la plume et l’encre.

Ce sont mes lectures qui ont engendré mes encres passées et toute ma vie les mots ont été plus forts que les images. Les uns entrainent les autres et, en fin de compte, à l’aube de mes cinquante printemps, je ne peux faire autrement que d’accepter cette évidence : ce sont les mots qui, par leurs instantanéités, ont la fulgurance des images.

brunoleyval