De la transe à l’interdépendance – 10 avril 2019

De la transe à l’interdépendance

Ce que nous percevons du monde n’est pas LE monde. Notre vision actuelle n’est que le résultat d’un formatage cérébral qui nous coupe de LA vision « ancestrale » universelle. Seule une profonde modification de notre état de conscience peut nous entraîner vers une reconnexion avec les forces qui nous entourent.

Le chamanisme est une des multiples façons d’accéder à cette vision/connexion mais malheureusement, il souffre d’amateurisme. Rares sont ceux qui détiennent la connaissance et notre société en quête de spiritualité engendre une profusion de charlatans pseudo-guérisseurs autoproclamés. On ne devient pas chamane en 10 leçons ou en payant un stage d’une semaine avec un illuminé qui vous fait lécher des arbres tout nu en pleine nature au son d’un tambour en peau synthétique.

Nous ne pouvons en aucun cas intégrer la culture ancestrale d’un autre peuple. Nous arrivons à peine à la respecter alors comment la comprendre, la vivre ou la ressentir ? Les traditions des autres peuples leur appartiennent, tout comme les nôtres nous appartiennent. Néanmoins, nous avons un chemin commun et une racine commune et nous sommes tous capables d’entrouvrir ces portes de la perception si chères à William Blake. Une fois dépoussiérée de toute considération mystique, d’un point de vue strictement neurologique, nous pouvons, après une longue initiation, espérer transformer notre cerveau et développer notre « intelligence intuitive » afin de voir notre environnement comme une seule et unique entité interdépendante.

Les rites et rituels qui permettent de nous plonger en profondeur à l’intérieur de soi-même et de rencontrer les énergies profondes de l’âme et du corps sont vastes et variés mais, ils ont tous la même finalité : créer un lien profond avec le monde énergétique et restaurer l’équilibre et l’harmonie entre nous et notre environnement naturel.