Il y a les mots…

Il y a les mots que l’on rature
Il y a les mots que l’on dessine
Comme autant de griffures
Avec des crayons d’épines

Il y a des formes qui évoquent des souvenirs
Des désirs

La beauté de quelques gestes perdus
Sur de grandes feuilles blanches
Des virages inattendus
Contournent des ailes d’anges

Je me suis réveillé en pleine nuit, certainement le froid.
Abandonné par le sommeil, j’ai voulu écrire pour accompagner le temps
Aucune fulgurance n’est apparue
Le plaisir d’attraper la poussière nocturne en silence

Les murs de l’atelier jaunissent
Tout est poésie

brunoleyval

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