J'ai vu de grands esprits

J'ai vu de grands esprits se perdent dans des draps d'hôtels brûlants,
affamés par des ivresses nocturnes,
qui se dénudent de leurs haillons et de leurs visions creuses,
comme pour vivre une seconde naissance,
dans des chambres froides et défoncées,
aux peintures pâles couvertes de traces obscènes,

sur la route indienne,
ils chantent et dansent autour du feu de joie,
un verre de tequila dans chaque main,
un bol tibétain,

et leurs os transpirent,
et leurs crânes suintent,
d'une manière presque imperceptible,
les corps deviennent poreux,

Il ne reste que leurs ombres sur les murs
Les Clochards Célestes.


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