Mystique

Cette citation de Jean Claude Bologne me parcours l’esprit : « J’appelle mysticisme une expérience de mise en contact direct et inopiné avec une réalité qui dépasse nos perceptions habituelles, et qu’on peut ressentir tour à tour comme étant le vide ou l’infini ».

J’aime l’idée d’un mysticisme qui échappe aux carcans dogmatiques, un mysticisme sans religion. J’aime cette façon de désigner des expériences spirituelles, des états de transcendance, de modification de la perception et de pleine conscience qui échappe à toute croyance. Un éveil à une réalité plus haute et infinie dont le concept qui fait abstraction de la théologie, de l’idée de Dieu ou du divin, peut-être décrit comme un « mysticisme athéiste » et dont la vision première est tournée vers les forces universelles, ces énergies vibratoires qui amplifient notre connectivité avec les autres formes de vie, avec l’environnement et les « esprits » de la nature. Une pratique intérieure centrée sur la médiation entre l’ensemble des êtres vivants dans le cadre d’une interdépendance complète. Comme je l’ai souvent exprimé, notre mode de fonctionnement sociétal qui a entrainé une rupture totale avec notre environnement, est la principale cause de notre perte réceptive et perceptive. L’humain a complètement oublié d’écouter le chant du vent. Le premier pas sur le chemin du mystique est de réapprendre à écouter le chant du vent qui résonne en lui. Il se doit de réapprendre à écouter avec attention son silence intérieur, dans un seul et unique but, celui du partage et de l’altruisme.

« La vérité doit être découverte, mais il n’y a pas de formule pour cette découverte. Ce qui est mis en formules n’est pas vrai. Vous devez vous lancer sur la mer inconnue, et c’est vous-même, cette mer inconnue. Vous devez partir à la découverte de vous-même, mais non pas selon un plan déterminé, ou en suivant l’exemple de quelqu’un, car alors il n’y a pas de découverte. La découverte fait naître la joie — non pas une joie reconnue, non pas une joie comparable à une autre joie, mais une joie sans passé, une joie à jamais neuve. La connaissance de soi est le commencement de la sagesse dans la tranquillité et le silence de laquelle il y a l’incommensurable. »
Jiddu Krishnamurti

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