artiste et poète conceptuel
tombe sur la ville comme une cendre légère qui recouvre les gestes oubliés et les voix suspendues silence
devient presque une matière que l’on respire sans s’en rendre compte, un refrain latent qui revient, revient encore, revient dans chaque pensée silence
s’étire alors en longues lignes invisibles, reliant les regards qui s’évitent et les souvenirs qui insistent silence
glisse entre les mots non dits, virgule, point, deux-points, comme si les signes apparaissaient en clair dans l’air même silence
répète son propre écho jusqu’à devenir une présence familière, presque rassurante, presque inquiétante, presque nécessaire silence
enfle et se dédouble, ouvrant des espaces dans lesquels les nombres augmentent, un, puis deux, puis trois, comme si chaque paragraphe du monde ajoutait une couche au réel silence
persiste et recommence, recommence encore, comme une litanie douce qui ne cherche pas à finir mais à durer silence
s’imprime dans les gestes, dans les regards, dans les respirations, et revient, revient encore, comme un refrain que personne n’a vraiment choisi silence
enfin se referme sur lui-même sans disparaître, laissant derrière lui une trace claire, presque écrite, presque lisible, silence
23 mars 2026