02.10.2026
Il est forcément quelque part, ailleurs, au-delà de tout cela, de toute cette agitation. Tuk-tuk Klaxon et route de mendiants cadavres — électriques macaques. La spiritualité dégouline des murs sur des publicités pour téléphones. Quand je cherche dans le Delhi de mes souvenirs — le sage au creux des racines —, je n'ai que l'image d'une brume qui caresse l'arbre et les ordures. Une carcasse qui accueille des plantes sauvages, calée contre un mur — affiche de toilettage pour chien engloutit par un gang de rue. Âpre, l'odeur et la poussière. Peinture triste. Dix ans, après un voyage en Inde, les colliers s'accrochent encore au clou de PVC. AUM résonne encore sous les drapeaux délavés au printemps. Nous avons honoré des ombres sur les méandres qui mènent à Dharamsala. La foule colorée et les étendards sacrés. L'éveil était ailleurs — je n'étais pas encore prêt à éclore. Gourous numériques : Ram Ram, ici — et maintenant. Rien n'y fait. Les livres qui s'accumulent sur les rangées métalliques — sagesse de particules. Alors, la foi finale comme recherche ultime de la vérité, déplacée du monde de l'art vers celui de l'âme et du cosmos — jusqu’à la totalité, jusqu'au vide.