04.05.2026
Dans une espèce de baignoire en porcelaine — craquelures aveugles, j’ai trouvé le repos du sacré. Ce corps-là. Le mien. Celui qui jamais ne s’est plaint de l’ouverture-rituel. Chaque trait d’encre est pour moi le prétexte d’une pulsion incontrôlable — l’arrêt engendre une accalmie, une paix de l’esprit. Je glisse entre les sièges nus comme un lombric sous la pluie pour que le grain soit des plus monochromes. Une accalmie vers le silence. Je tente un retour à l’œuvre, mais elle n’a fait que réalimenter la gangrène passée. Aujourd’hui est le premier jour — le jour d’après. L’abandon laisse un goût de cendre dans ma bouche. Alors, qu’il en soit ainsi. Que l’œuvre soit plus petite que ma vie. Que ma vie soit plus grande que l’œuvre. Que ma vie soit l’œuvre. La nuit dernière, j’ai rêvé d’un éclatement de mon foie sous une pierre tombale. Dans la mystique, mes cheveux glissent sur la pierre-cercle mortuaire. Le premier tirage — arcane et mat comme un (re)commencement éternel.
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journal — @brunoleyval