13.08.2026
L’ombre avance et grignote le disque avec une précision chirurgicale. Une brûlure nette, sans bavure, sans hésitation. Une foule regarde le ciel, lunettes rivées sur le nez — image situationniste culte —, en admiration lobotomisée, eux, tous, comme l’on regarde l’arrivée du sauveur. L’éclipse réveille les cultes anciens : l’adoration de ce qui nous échappe, de ce qui relève du domaine de l’invisible. L’heure est aux offrandes et aux sacrifices. Je ne pratique plus de rituels animistes — la complainte des survivants intégrée. Alors oui, on peut abandonner les dieux sans abandonner nécessairement le besoin de sacré. Ô ciel et ô étoile, charabia, etc. Dans l’obscurité, dans le jardin des ménages, la folie accompagne l’astre solaire, car lorsque le soleil disparaît, nous levons tous les yeux vers le ciel.
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journal — @brunoleyval