14.08.2026
La question (est) et la réponse (soi). Puis-je accueillir pleinement ce que je ressens sans lui laisser prendre le contrôle, accueillir la colère sans devenir violent, la force sans devenir brutal et le désir sans en devenir dépendant ? La question (est) et la réponse (soi). Puis-je chercher à être puissant sans être violent, ferme sans être rigide, désirant sans être dépendant ? La question (est) et la réponse (soi). Et si toute la difficulté consistait précisément à ne pas rejeter ce qui nous traverse tout en refusant de lui abandonner le pouvoir, à laisser entrer la chose sans lui donner les clefs, à reconnaître en soi la violence sans devenir violent, la rigidité sans devenir rigide, le désir sans devenir son serviteur ? Finalement, n’est-ce pas là la véritable puissance ? Pas celle qui domine, non, pas celle qui s’impose et qui écrase, mais celle qui peut contenir sans enfermer, tenir sans retenir, désirer sans posséder et rester ferme sans se transformer en roche. Au fond, il ne s’agit pas de devenir autre que ce que nous sommes, mais de ne plus être entièrement gouverné par ce qui, en nous, réclame de l’être. La question (est) et la réponse (soi).
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journal — @brunoleyval