BRUNO LEYVAL

 

ad vacuum

17.09.2026

Quelques minutes de silence attentif suffisent. Prendre un livre — ce livre — celui qui, parmi tant d’autres, nous appelle. Celui qui nous offre le cœur des choses, qui nous ouvre à des questions ne réclamant plus de réponses. Celui qui, déjà, est un tout : la couverture brune, les pages jaunies par le souffle du temps, le signe-son primordial tracé dans un noir profond — encore de l’encre. La mystique et le vent. La mystique, toujours. L’enseignement vivant de Mâ Ananda Moyî.

Rien n’arrive par hasard. Tout a un sens, un sens profond, une direction. Le visage d’un ange. La lumière de l’enseignement. Apprendre à regarder avant de voir.

Étrange journée que celle-ci : après avoir, une fois de plus, tenté de paraître pour exister, l’effondrement survint avec une ponctualité parfaite et une simplicité déconcertante. Par « effondrement », j’entends un sentiment, une attitude ou bien leur absence — un désir de réussite, puis son abandon. Alors que j’essayais d’écrire, de faire œuvre, un sentiment de stupidité m’a submergé pour une raison qui m’échappe encore. Pourquoi céder à ce désir de ressembler à ceci ou à cela, à untel ou à un autre, alors qu’il suffit de faire ceci, et seulement comme moi je peux le faire ?

On cherche, on ne trouve pas, on revient.

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